MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE
République Centrafricaine
Unité – Dignité – Travail

DISCOURS DU REPRÉSENTANT DE L’UNICEF

Chef de file des Partenaires Techniques et Financiers du secteur de l’Éducation

Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État,

Honorable Président de l’Assemblée nationale,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Excellence, Monsieur le Premier,

Excellence, Monsieur le Ministre d'État chargé de l'Éducation Nationale, cher frère,

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et représentants du Corps diplomatique,

Mesdames et Messieurs les Chefs d’agence du Système des Nations Unies,

Mesdames et Messieurs les représentants des Partenaires Techniques et Financiers,

Monsieur le Gouverneur de la région de Plateaux,

Madame la Sous-préfète de Boali,

Monsieur le Maire de la Ville de Boali,

Mesdames et Messieurs les responsables du système éducatif,

Mesdames et Messieurs les partenaires sociaux, acteurs de l’école,

Chers parents, chers enseignants et chers élèves,

Distingués invités, en vos rangs, grades et qualités respectifs,

C’est pour moi un immense honneur de prendre la parole aujourd’hui, au nom de l’ensemble des Partenaires Techniques et Financiers engagés aux côtés de la République centrafricaine pour le développement de l’éducation, à l’occasion du lancement officiel de la rentrée scolaire 2026-2027.

Permettez-moi tout d’abord d’exprimer notre profonde gratitude à Son Excellence Monsieur le Président de la République pour son engagement constant en faveur du capital humain et del’éducation, ainsi qu’au Gouvernement pour son leadership dans la conduite des réformes du secteuréducatif.

Je tiens à adresser mes remerciements au Chef du Gouvernement, Monsieur le Premier Ministre, et à Monsieur le Ministre d’État chargé de l’Éducation nationale, pour leur détermination et leurengagement personnels à faire de l’éducation une priorité nationale et une réalité pour chaque enfantcentrafricain.

Cette cérémonie est bien plus qu’un rendez-vous annuel : elle est un élan de mobilisation nationale, un symbole d’espoir et le rappel d’une conviction simple — l’avenir de la République centrafricaine se construit dans ses écoles, dans ses salles de classe et dans les rêves de ses enfants.

Cette cérémonie est bien plus qu’un simple rendez-vous annuel.

Elle est un moment de mobilisation nationale.

Elle est un symbole d’espoir.

Elle est surtout un rappel que l’avenir de la République centrafricaine se construit dans ses écoles, dansses salles de classe et dans les rêves de ses enfants.

Mesdames et Messieurs,

La rentrée scolaire 2026-2027 intervient à un moment particulièrement important.

Cette année marque la sixième année de mise en œuvre du Plan sectoriel de l’éducation 2020-2029, ainsi que la conduite de sa revue à mi-parcours, réalisée sous le leadership du Ministre d’État en charge de l’Éducation, avec l’appui de l’ensemble des partenaires.

Cette revue nous a livré un message à la fois encourageant et exigeant.

Encourageant, car elle a mis en lumière les progrès significatifs réalisés ces dernières années, malgréles nombreuses crises traversées par le pays.

Exigeant, parce qu’elle nous rappelle que les défis demeurent considérables et qu’il nous appartient désormais d’accélérer, ensemble, la mise en œuvre des réformes prioritaires.

La première leçon que nous avons tirée de cette revue est une leçon d’espérance.

Au cours des dernières années, la République centrafricaine a fait preuve d'une remarquablerésilience. 

Malgré la pandémie de COVID-19, les contraintes sécuritaires et les difficultés économiques,le secteur éducatif a continué d’avancer.

Nous sommes tous heureux de constater que l’école centrafricaine accueille aujourd’hui beaucoup plus d’enfants et de jeunes que jamais. 

Le pays comble progressivement l’écart entre les sexes, notamment dans l’enseignement primaire.

Environ 3 500 salles de classe ont été construites ou réhabilitées. Des collèges de proximité ont été créés dans plusieurs régions du pays. Le Programme d’Éducation Accélérée a permis à de nombreux enfants déscolarisés de retrouver le chemin de l’école.

Le réseau des centres de formation professionnelle a été revitalisé. Les cantines scolaires ont continué de s’étendre.

Des milliers d’enseignants ont été formés, contractualisés et déployés sur l’ensemble du territoirenational, avec 3 200 intégrations et plus de 5 200 contractualisations.

Des manuels scolaires et des guides pour enseignants sont disponibles pour tous les élèves et leursenseignants du primaire, aussi bien dans le public que dans le privé.

Ces réalisations sont le résultat d’un effort collectif.

Elles témoignent de la volonté du Gouvernement, de l’engagement des communautés, du dévouement des enseignants et du soutien constant des partenaires techniques et financiers.

Elles démontrent surtout que l’éducation demeure une priorité nationale et qu’en unissant nos efforts, nous pouvons accélérer les progrès au bénéfice de chaque enfant.

Excellence Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

La deuxième leçon est une leçon de responsabilité.

Car si l’accès à l’école progresse, beaucoup reste à accomplir.

Aujourd’hui encore, beaucoup d’enfants centrafricains demeurent éloignés de leur droit fondamental à une éducation de qualité.

Les filles continuent de faire face à de nombreux obstacles qui limitent leurs parcours scolaires. Les infrastructures demeurent insuffisantes dans plusieurs régions.

Le nombre moyen d'enfants dans une classe reste élevé.

Et surtout, les résultats d’apprentissage demeurent préoccupants.

La revue à mi-parcours nous rappelle avec force une vérité essentielle :

L’objectif n’est pas seulement que les enfants soient à l’école. L’objectif est qu’ils apprennent.

Qu’ils sachent lire avec compréhension.

Qu’ils sachent écrire avec confiance.

Qu’ils sachent résoudre des problèmes.

Qu’ils développent les compétences dont ils auront besoin pour devenir les citoyens, lesentrepreneurs, les cadres, les agriculteurs, les artisans et les leaders de demain.

Car une école sans apprentissage est une promesse inachevée.

Mesdames et Messieurs,

Cette revue a mis également en lumière deux défis majeurs qui conditionnent l’avenir du systèmeéducatif.Le premier est celui de la gouvernance.

Le second est celui du financement.

Aucune réforme durable ne peut réussir sans un système de pilotage fort, capable de planifier, desuivre, de mesurer les résultats et de rendre compte.

De même, la réussite durable des réformes appelle des investissements nationaux conséquents,prévisibles et soutenus dans l’éducation.

Les partenaires techniques et financiers continueront d’apporter leur appui.

Cet appui extérieur produit son plein impact lorsqu’il accompagne un engagement national renforcé, durable et porté au plus haut niveau. Investir dans l’éducation n’est pas une dépense.

C’est l’investissement le plus rentable que toute nation puisse réaliser.

Chaque salle de classe construite est un investissement pour la paix.

Chaque enseignant formé est un investissement pour le développement.

Chaque fille maintenue à l’école est un investissement pour la prospérité. 

Chaque enfant qui apprend est un investissement pour l’avenir de la République centrafricaine.

Excellence Monsieur le Président,

La situation actuelle de l’école centrafricaine nous invite à regarder vers l’avenir avec lucidité.

Elle nous recommande de réviser et d’adapter notre trajectoire afin de construire une stratégieéducative encore plus réaliste, mieux financée et davantage centrée sur les résultats.

Les partenaires techniques et financiers soutiennent pleinement cette ambition.

Nous sommes convaincus que les années qui viennent doivent être celles de l’accélération.

Accélération des investissements.Accélération des réformes.

Accélération de l’amélioration des apprentissages.

Accélération de l'égalité de genre dans l’éducation.

Accélération de l’intégration des enfants déplacés de forces. Accélération du développement du préscolaire.

Accélération de la formation et du soutien aux enseignants.

Accélération du renforcement de la gouvernance sectorielle.

C’est dans cet esprit que les partenaires signataires du Pacte de partenariat éducatif centrafricain, conclu en 2023, prévoient d’en examiner cette année la mise en œuvre à mi-parcours, afin d’accélérer l’atteinte des résultats. 

L’Agence française de développement, l’Ambassade de France, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, Education Cannot Wait, ECHO, le Partenariat mondial pour l’éducation, Plan International, le Conseil norvégien pour les réfugiés, l’UNICEF et l’Union européenne demeurent pleinement mobilisés dans le cadre de ce partenariat, à travers des engagements financiers et des appuis techniques précis. 

Le PAM, COOPI et l’ensemble des autres partenaires apportant des contributions multiformes participent à cette même dynamique, sous le leadership de Son Excellence Monsieur le Ministre d’État chargé de l’Éducation nationale.

Mesdames et Messieurs les enseignants,

Je voudrais également adresser un message particulier aux enseignantes et aux enseignants de la République centrafricaine en ce jour où le monde entier les célèbre.

Vous êtes au cœur de la transformation du système éducatif.

Vous êtes les artisans du changement.

Vous êtes les bâtisseurs silencieux de l’avenir national.

Au nom de tous les partenaires techniques et financiers, nous vous exprimons notre profonde reconnaissance.

À vous également, chers parents, Votre rôle est irremplaçable.

L’éducation ne commence ni ne s’arrête à l’école.

Elle commence, et se poursuit à la maison.

Votre soutien, votre confiance et votre implication demeurent essentiels pour la réussite de vos enfants.

Et enfin, à vous, chers élèves, Cette journée est la vôtre.

Vous êtes la raison de tous nos efforts.

Vous êtes l’avenir de ce pays.

Travaillez avec détermination.

Soyez curieux.

Soyez ambitieux.

Croyez en vos capacités.

La République centrafricaine a besoin de votre intelligence, de votre créativité et de votre énergie pour construire un avenir meilleur.

Excellence Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

Au nom de l’ensemble des Partenaires Techniques et Financiers du secteur de l’éducation, je voudrais réaffirmer aujourd’hui notre engagement indéfectible aux côtés du Gouvernement et du peuple centrafricain.

Car l’éducation n’est pas seulement une priorité sectorielle.

Je répète, elle constitue le fondement même de la paix durable, de la cohésion sociale et du développement économique de la République centrafricaine.

Je formule donc le vœu que cette année scolaire 2026-2027 soit celle de la mobilisation de tous.

Car aucun pays ne peut être plus fort que son système éducatif.

Je souhaite une fructueuse année scolaire à toute la communauté éducative en République centrafricaine.

Singuila mingi

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